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Univers

Lit

L'Univers du Lit  

D'abord élément de la menuiserie mobile puis meuble d'apparat, le lit a progressivement gagné en intimité : puis c'est la fonctionnalité et l'ergonomie qui vont primer et la recherche d'un encombrement minimum. De même que le lit a changé de place dans la chambre au cours des siècles, il a aussi changé de structure et de hauteur : la mode japonisante a vu, depuis la fin des années 1970, l'adoption du futon et d'une nouvelle manière de vivre et de dormir au sol.


Du mobilier mobile au meuble d'apparat.
De structure sommaire au Moyen Âge, fait pour être transporté, démonté et rangé lors des déplacements, le lit à baldaquin est surmonté d'un pavillon fixé au plafond qui protègent du froid et des regards. Un long banc-coffre peut également servir de lit d'appoint. De ce bâti rudimentaire naîtra, au XVIIe siècle, le "lit à la française" qui deviendra un lit d'apparat recouvert d'étoffes précieuses. Car la chambre n'est pas encore le lieu de l'intimité, mais un cadre de vie en société. Sous Louis XIII, le lit est placé dans un angle et délimite la "ruelle" où l'on reçoit et où l'on converse. Le bâti en bois est entièrement recouvert d'étoffe semblable à celle de la tenture murale, des sièges et du tapis de table : c'est ce que l'on nomme alors le "meuble". Quatre piliers en bois tourné soutiennent le ciel-de-lit et se prolongent par quatre vases sommés de plumets. Le lit est placé perpendiculairement au mur, le chevet chantourné est orné d'applications de broderie ou de passementerie. Une courtepointe assortie au tapis de table recouvre la couche, un soubassement d'étoffe l'entoure et dissimule les différents matelas superposés, tandis que rideaux et cantonnières, suspendus au ciel-de-lit, permettent de protéger du froid. Le lit, est de ce fait, un meuble de grand prix, orné de damas, de satin, de taffetas, de broderies, de dentelles ou de franges d'or fin. Sous Louis XIV, le lit demeure un meuble d'apparat : on sait que certaines audiences données par Louis XIV eurent lieu dans la chambre du roi. Vers 1660 apparaît un meuble nouveau promis à un long avenir : le lit de repos. Lié à la vie de société féminine, il est long et étroit et ne sert que dans la journée : la dame s'y allonge pour recevoir et converser. Tandis que le lit réservé au sommeil nocturne est entièrement recouvert d'étoffe, le lit de repos présente une structure apparente en bois sculpté.


Nouvelles formes : du lit placé perpendiculairement au mur aux lits de travers
A la fin du XVIIe siècle apparaît le "lit à la duchesse" dont le dais est suspendu et non plus porté par quatre colonnes. Sous Louis XV, le "lit à la polonaise" se place, quant à lui, de travers, c'est-à-dire parallèlement au mur : le dais, plus petit que la couche, est soutenu par des colonnes cintrées supportant une impériale. Lié à l'univers féminin et à l'art de la conversation, les lits de repos sont également à la mode, comme la chaise longue, la duchesse brisée, ou la sultane. Pour des raisons de confort, les lits à deux ou trois chevets sont souvent placés dans une alcôve que l'on peut fermer par des rideaux. Dans les provinces, c'est le lit clos qui, dans la salle commune, permet de s'isoler et de se protéger du froid : il est particulièrement en usage en Bretagne.


L'art tapissier
A partir du Directoire, le lit est placé le plus souvent parallèlement au mur et non plus au milieu d'une alcôve : cette disposition est encore la nôtre. Le Directoire, l'Empire et la Restauration adoptent le lit-bateau, dont les dossiers de hauteur égale s'incurvent en volutes. Également inspirés de l'antique, les lits de repos sont nombreux : méridiennes à trois chevets inégaux, canapés droits ou paphos. C'est toujours le tapissier qui règne : les lits sont surmontés d'un baldaquin circulaire, en forme de couronne ou d'étoile d'où partent les rideaux. Apparaissent l'armoire à glace et la table de chevet, en forme de borne antique et dénommée "somno". Sous Louis-Philippe, les lits continuent d'être surmontés d'un baldaquin d'où tombent les rideaux, ou sont enfermés dans une alcôve garnie de tentures. Alors que la distribution aristocratique des habitations séparait les appartements de Monsieur et de Madame, le lit double qui réunit le couple bourgeois va devenir de règle sous Napoléon III, encadré par deux tables de chevet. Dans la chambre à coucher, l'armoire à glace apparue sous l'Empire s'ouvre à deux portes. L'art tapissier permet de masquer l'origine industrielle du meuble, de personnaliser et d'unifier l'ameublement par la couleur et par le textile. La structure du lit est réduite à un bâti de bois recouvert de voilages, de doubles rideaux ou de tentures. L'Art Nouveau, avec ses formes ondoyantes et sa marqueterie florale héritée du XVIIIe siècle, puis l'Art Déco avec son goût pour les essences précieuses et les formes héritées du style Louis XVI, remettront à l'honneur le travail d'ébénisterie : mais la distribution de la chambre à coucher, - lit double ou lit simple, chevets, armoire à glace et commode -, ne changera guère.


Pour en finir avec l'ornement
Le fonctionnalisme international va rompre avec cette chambre décorative. En France, lors de l'Exposition internationale des Arts décoratifs de 1925, Le Corbusier, Ozenfant et Jeanneret, avec leur Pavillon de l'Esprit Nouveau, en appellent à une production standardisée qui réponde à une économie de moyens, à un encombrement minimum et à des formes rationnelles. A l'exposition de 1926, Djo-Bourgeois présente la maquette de la villa Saint-Clair sur la Côte d'Azur. Influencée par les principes du groupe De Stijl, la chambre à coucher-cabinet de travail se compose de bois encastrés ou fixés sur les murs et peints de couleurs unies, pour une imbrication spatiale des plans colorés. Les lignes horizontales des meubles s'intègrent ainsi à l'architecture au lieu de se superposer à elle et dégagent de la place pour une circulation plus libre des habitants dans un espace aéré.


Ergonomie et encombrement minimum
Avec une production en série et des appartements urbains aux proportions de plus en plus réduites, c'est le règne aujourd'hui des lits superposés, des mezzanines, des lits-gigognes et des lits gonflables, et de la banquette clic-clac, canapé de jour, lit d'appoint le soir. Les lits d'enfants retrouvent la forme du lit-bateau mais se dotent d'un tiroir intérieur où ranger les jouets et le linge. Dès les années trente, le cosy-corner, venu d'Angleterre, permettait déjà d'unir dans une même structure une banquette-lit et des casiers de bibliothèque, et les années 50 voyait la création du lit escamotable encastré dans une armoire. Les mezzanines les plus récentes, enfin, permettent d'allier un lit à un bureau et de faire de la chambre un lieu où l'on dort et où l'on travaille. Les lits à tiroirs sont eux aussi très prisés, car ils offrent un grand espace de rangement ou un second lit d'appoint. Il en va de même des lits-coffres multi-usages.


Les dernières tendances
Si la recherche d'un encombrement minimum reste de règle, si les mezzanines permettent un gain de place grâce à un coucher en hauteur, on remarque aussi, depuis une trentaine d'années, une nouvelle manière de se coucher au sol venue d'Asie. Les futons répondent à un goût pour le minimalisme et offrent des supports en bambou, en wengé ou en teck qui apportent à la chambre une authenticité artisanale ou un exotisme évocateur. Le baldaquin revient lui aussi au goût du jour, mais dans une version épurée : montants droits en bois brut ou en fer, tentures précieuses réduites à des voiles de coton ou de lin. Sa garniture est moins destinée à protéger du froid qu'à inviter au rêve. Les lits de repos, longs et étroits, sont également prisés pour leurs formes sinueuses et féminines. La méridienne reste reine, dans la chambre ou au salon, alliant des courbes traditionnelles à des matériaux innovants. 

Décors changeants
Le goût pour des décors changeants a mis à l'honneur depuis quelques années le sommier doté de pieds amovibles et d'une tête de lit mobile, que l'on pourra changer au gré des envies ou des saisons. En bois brut ou patiné, en tapisserie, chantournée ou capitonnée, la tête de lit donne de l'ampleur à un simple sommier, crée une modénature sur un mur, ou peut servir de séparation dans une chambre. Un bout de lit en bois massif ou en cuir évoquera, quant à lui, les coffres ou les anciennes malles de voyage ; capitonné ou garni de tapisserie, il rappellera les banquettes du XVIIIe siècle. Il permet d'étoffer le lit et de poser livres, coussins ou plaids. En bois, en métal, en gaine, en fuseau ou en boule, les pieds de lit suffisent, eux aussi, à donner du style à moindre frais à une simple structure.

Une dernière tendance se dessine : si l'ergonomie et l'hygiène priment depuis de nombreuses années, avec les suspensions bultex, les matelas à eau, les sommiers à sangles et à ressorts et les tissus anti-acariens, si certaines structures se dotent de mécanismes de relaxation, l'importance donnée aux parures de lit, la multiplication des coussins, la superposition des courtines et des plaids, les mélanges de batiks et de couvertures en fausse fourrure rappellent l'art tapissier des siècles précédents. On le voit, les dais et les chevets d'apparat des XVIIe et XVIIIe siècles, les drapés et les bouillonnés du XIXe siècle ont trouvé là, une déclinaison nouvelle, où les tissus, loin d'unifier l'ameublement, créent de nouveaux mélanges et d'audacieuses alliances.  

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